Est-ce le fait du décalage horaire, de la sieste d'hier ou parce que le jour
s'immisce dans la chambre à travers es rideaux ? Toujours est-il que je me
réveille vers 7h ce matin. Passé le temps de la préparation tranquille, du
planning de la journée et d'un peu de temps passé avec le bébé je décolle vers
10h. Le temps est chargé et lourd mais il ne pleut pas encore et le thermomètre
de la plage affiche un beau 27°.
Un petit 1/4 d'heure de minibus (pour 7 HK$ soit environ 70 centimes)
m'emmène jusqu'au métro Shau Kei Wan. Sur Paris nous avons la carte intégrale
pour se déplacer dans le métro mais elle est limitée par zone. Ici il y a la
octopus card (fonctionne par simple contact avec le lecteur) que l'on peut
recharger dans n'importe quelle station. La station d'entrée est enregistrée et
lorsque l'on sort, le montant adéquat est débité. On voit le montant du trajet
ainsi que le solde restant sur la carte sur l'écran du tourniquet. Il y a des
bornes dans les stations qui permettent de savoir la somme restante sur la
carte. Autres avantages, la carte peut être utilisée comme moyen de paiement de
la même manière dans les distributeurs et certaines boutiques du métro et
lorsque l'on termine son séjour on peut récupérer le solde restant sur la carte
(avec une retenue de moins d'un euro).
Je passe la fin de matinée à me balader dans le quartier de central où je
reconnais certaines tours.
Celle-ci avec ses "pandas" accrochés

La tour HSBC avec sa forme particulière juste derrière la Bank of
China

Pause déjeuner : crevettes au curry jaune, poulet légèrement relevé, nan au
fromage (pas de la vache qui rit comme chez nous mais plutôt une sorte
d'emmental)

Une fois le repas terminé la pluie commence à tomber mais je pars néanmoins
pour Sha Tin dans les nouveaux territoires un peu au nord à la recherche du
temple des 10 000 Bouddhas.
Le chemin est plutôt mal indiqué mais je sais que le temple est situé en
hauteur juste après un petit village. Comme par hasard je vois cette
construction juste à côté du panneau du village. Il est indiqué mausolée
trucmuche en bas mais dans le doute je vais jeter un œil. Je décide de faire
mon warrior et de ne pas prendre l'escalator mais de grimper à pied, après tout
je ne suis pas pressé.
La photo suivante est dédiée à Matthieu, elle est petite mais c'est ma
première cascaaaaaade du séjour.

Arrivé à mi chemin je fais une pause sous un abri car je fatigue et la pluie
se met à redoubler. Je sors mon manteau avec capuche mais il fait trop chaud
pour l'enfiler alors je mets simplement la capuche sur la tête. Au bout d'un
moment je repère les deux individus suspendus dans une nacelle sur la façade de
la tour. Ils me donnent le vertige donc je décide de la fin de la pause.

Arrivé en haut je découvre trois bouddhas et j'ai donc un bref espoir d'être
au bon endroit mais je déchante rapidement c'est bel et bien un mausolée et pas
le temple que je cherche. Il sert aussi de dépotoir à mon avis vu les objet
hétéroclites que j'aperçois devant l'une des statues.

Je redescends donc et et fini par trouver ce que que je cherche. Il fallait
en fait traverser une sorte de hameau dans des ruelles tellement étroites que
j'avais l'impression d'entrer dans des propriétés privées.


400 marches de montée ça fait transpirer mais si j'ai l'air en nage sur la
photo c'est qu'il pleut averse. Au point où j'en suis, autant continuer, je
prends donc mon temps pour visiter le temple et apprécier les statues disposées
un peu partout.

L'heure tourne et puisque l'appareil photo supporte moins que moi la pluie,
je prends le chemin du retour.

Les vêtements trempés ne sont pas un
problème dehors étant donné la chaleur, mais une fois rentré dans le métro ou
l'air est conditionné c'est bien moins agréable (ça change des rames de RER
parisiennes où on étouffe de chaleur ici les wagons sont rafraichis !).
Bref, pour éviter d'attraper la mort je me dirige vers l'énorme centre
commercial (4 étages) attenant à la station en quête d'un haut sec. Pauvre naïf
que je suis, j'imaginais la tâche facile mais je déchante dès la première
boutique. Ayant trouvé un T-shirt correct, je demande à une vendeuse s'il est
disponible dans ma taille, c'est-à-dire XL. À ce moment je la vois
écarquiller les yeux avant de s'éclipser pour se renseigner et revenir avec une
réponse négative. J'aurai dû m'en douter, vu le gabarit des locaux la taille
standard est surement le S et les grands ou gros portent du M ou du L. Avec ma
taille Babar c'est pas gagné !
La suite me donne raison car suivant les magasins ma taille n'est pas présente,
ou bien je ne trouve rien à mon goût ou encore le prix est scandaleux (un polo
à 80€ !).
Au final je trouve enfin mon bonheur dans deux magasins. Le deuxième a
carrément un nom prédestiné, car l'enseigne s'appelle "Baleno". Et en effet il
est même proposé du XXL.
Pour finir je m'achète un petit parapluie dans un des distributeurs de la
gare en payant avec la carte de transport par simple contact sur le récepteur
de la machine.
